XXL Corsaire : 9 mois d’entraînement pour devenir des hommes d’aluminium !

Julien nous livre son CR de l’XXL Corsaire ! BRAVO LES GARS !

 

Samedi 9 juin 2018, enfin, on y est. Saint Malo, cité corsaire. Demain soir nous serons 3 hommes de fer.
Je croise Frédo et ses supporters dans la tente de retrait des dossards. Visages fermés et stress pour tout le
monde. Mickaël nous rejoint pour aller au briefing en intra muros. La salle est bondée, l’ambiance est
électrique et il pleut. L’après midi est chargé. Je dois répartir toutes mes affaires dans les sacs de
transition et prévoir plusieurs options en fonction de la météo. 14H, on se retrouve pour déposer les vélos.
Les orages sont très forts et nous inquiètent.

18H30, Mickaël nous rejoint pour partager une couscous party mémorable dans l’appartement sur le front
de mer loué par ma famille. Faut pas traîner, parce que le petit dèj est programmé à 3h30 du matin.
La nuit a été agitée (Frédo à une sacrée migraine), mais quand je relève les volets, stupéfaction, il y a un
brouillard à couper au couteau. Je sais tout de suite que s’il ne se lève pas, la natation va être annulée.
Après 10 min de marche, je retrouve les autres dans le parc à vélo. L’ambiance est très spéciale. Chacun
est dans sa bulle, concentré, prêt à tout donner après des mois d’effort. Mais le brouillard est toujours là.
Les nageurs s’équipent, les autres attendent et n’y croient plus. A 6h20, les arbitres annoncent que la
natation est annulée. Trop dangereux. Une chape de plomb tombe d’un coup. Nous ne serons pas des
hommes de fer ce soir.

Le départ du vélo sera donné dans l’ordre des dossards, toutes les 10 secondes. Nouvelle stratégie, on
attaque sur le vélo pour gagner du temps. On est loin de la course d’endurance prévue.
Frédo part sur la plaque comme une bombe. Je vais faire les 3 tours avec Mickaël qui fait une course de
folie. Blessé au tendon d’Achille, il sait qu’il sera en difficulté en cap. On se passe et repasse en
permanence et on se motive grave. Le 1er tour est bouclé à 35 à l’heure. Faut se calmer pour éviter
d’exploser.

Les sections en aller-retour permettent de croiser Frédo qui est en mode avion de chasse. Le
parcours est vraiment dur et en plus on ne voit pas la mer à cause du brouillard. Manger, boire, attaquer et
recommencer pendant 5h45. La pluie se met à tomber. J’accélère pour rentrer, Mickaël décroche. Il reste
10 km.

Toujours très (trop) lent sur la transition, Mickaël me rattrape et sort avant moi. Le parcours sur le
remblais est plat mais, pour aller chercher son lacet, il y a 2 km de côte. Ça calme et il faut le faire 4 fois.
Je boucle le 1er tour à 13 à l’heure mais ma vitesse décline. Le tour 2 c’est 10km de souffrance à mettre un
pied devant l’autre au mental et puis sa repart mais à 11-12 à l’heure. Et là, c’est que du bonheur. Je suis
sur des rails pendant 2 tours sans cesser de doubler. Mickaël est dans le dur, il alterne marche et course
mais il avance.

Frédo arrive 8ème en 8h46 (1er vétéran, la classe!), moi 29ème en 9h29 et Mickaël 156ème en 10h21.
Déçus de ne pas être des hommes de fer mais tellement fiers d’être des hommes d’aluminium. Merci les
garçons, on a fait une belle équipe !

 

 

 

 

 

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